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Conserver le rendement de ses cultures en période de sécheresse

09 sept

Mêlant la physiologie, la modélisation mais aussi la génétique, DROPS permettra de créer un nouveau genre de maïs, de blé tendre, de blé dur et de sorgho résistant à la sécheresse. Le projet européen DROught-tolerant yielding PlantS (DROPS) a pour but de présenter, dans 5 ans, une optimisation de l’utilisation des ressources en eau, en période de sécheresse, grâce à ces plantes. Autrement dit, cela permettra de préserver les rendements des cultures de certaines plantes même en temps d’aridité.

Le projet est mené par l’INRA et de 15 partenaires (1) du monde entier et bénéficie d’un financement de 8,7 millions d’euros pour toute sa durée.

Mais comment seront accueillis les résultats de ce projet ? Les OGM sont encore un sujet sensible, notamment en France. Les contestataires mettront-ils dans leur balance les bienfaits d’une telle avancée, avant de donner leur jugement? Penseront-ils à ce que cela représente en matière d’économie d’énergie et de développement durable ?

A supposer que ces plantes ne soient pas nocives pour leur environnement, ce projet laisse entrevoir d’importantes économie d’eau. Cela permettrait aussi, s’ils y ont accès, d’aider les producteurs de pays subissant régulièrement de grandes sécheresses et ainsi d’améliorer leurs conditions de vie. C’est d’autant plus vrai que les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus importants.

Pour connaitre les réponses à ces premières questions, il nous faudra cependant attendre encore quelques années, le temps que l’opinion s’intéresse au sujet.

(1) INRA, Australian Centre for Plant Functional Genomics Pty Ltd, Biogemma, INRA Transfert S.A., KWS Saat AG, Lancaster University, Agricultural Research Institute of the Hungarian Academy of Sciences, Max Planck Gesellschaft zur Foerderung der Wissenschaften E.V., Pioneer Hi-Bred International, Inc. A DuPont Company, Sabanci University, Syngenta Crop Protection AG, Alma Mater Studiorum Universita di Bologna, Université Catholique de Louvain, University of Queensland, Wageningen Universiteit

 
5 Comments

Publié par le 9 septembre 2010 dans Energie

 

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5 réponses à Conserver le rendement de ses cultures en période de sécheresse

  1. Rolland

    11 septembre 2010 at 1:38

    Et dire que Jovet dédie sa vie à combattre les OGM pensant rendre service à l’humanité alors que ce sont les éléments qu’il combat qui lui rende service.
    La science continuera d’avancer alors que ceux qui ont les esprits arrêtés disparaitront.
    Pourquoi ne pas encourager cette technique et éviter que des humains ne meurent de faim ?
    Rolland, partisan des OGM

     
  2. marineaubin

    11 septembre 2010 at 5:22

    Il est vrai que les OGM ne doivent pas être vu que comme quelque chose qui n’est pas naturel. D’autant plus que pour le moment c’est une des réponses peu nombreuses face au déréglement climatique et aux populations très dépendantes des autres.

     
  3. Anne Véron

    13 septembre 2010 at 3:57

    C’est vrai que ça fait rêver! Cela dit le problème de la faim dans le monde n’est pas lié à la surface agricole, mais à la redistribution! Théoriquement, on pourrait nourrir toute la planète (jusqu’à 9 milliards d’habitants) rien qu’avec du bio… Je vous retrouverai les sources si ça vous intéresse.
    Perso je ne suis pas contre les OGM en soi, mais contre le système économique qui est refourgué avec : à l’heure actuelle, les agriculteurs utilisant des OGM doivent racheter tous les ans les semences, car elles ne sont pas fertiles (et du coup, ils sont complètement dépendant du fournisseur, en général Monsanto).
    Sans compter que dans la très grande majorité des OGM, l’innovation réside non pas dans l’amélioration de la résistance de la plante aux maladies, mais aux pesticides… que Monsanto (le revoilà) peut vendre aux agriculteurs pour qu’ils en pulvérisent davantage leurs champs…

     
  4. kressmann

    15 septembre 2010 at 8:59

    Ce type de recherche est très intéressant et espérons qu’il aboutira à des résultats car le déficit d’eau est inscrit dans les faits compte tenu de la croissance de la consommation liée à la croissance démographique et à la croissance du pouvoir d’achat des pays en développement.Si les OGM ne constituent pas la seule réponse à tous les problèmes alimentaires et environnementaux, ils vont apporter une contribution tout à fait importante et il serait tout à fait dommageable que l’Europe n’en profite pas pour des raisons irrationnelles: lire le livre écrit par Philippe Joudrier, un biologiste de réputation internationale et qui vient de sortir cette semaine sur le thème: “Les OGM: pas de quoi avoir peur”

     
  5. AH

    16 septembre 2010 at 5:50

    Le projet est très intéressant mais très utopique, il s’agit probablement et comme souvent d’un moyen de capter des subventions européennes; ils auraient pu aussi proposer la pilule d’eau concentrée qu’il suffit de jeter dans la piscine pour la remplir…!

     

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